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Principaux points à retenir
  • 55 % des diabétiques connaissent leur statut, mais en Afrique, l'accès au diagnostic reste limité.
  • 24 millions d'adultes vivent avec le diabète en Afrique, et ce nombre pourrait atteindre 55 millions d'ici 2045.
  • Le Pacte mondial pour le diabète vise à diagnostiquer 80 % des personnes vivant avec la maladie et à améliorer l'accès aux traitements.
  • Le manque de ressources médicales et de sensibilisation aggrave la situation sanitaire liée au diabète sur le continent africain.

Dans le monde, 55 % des personnes diabétiques connaissent leur statut. Dans la Région
africaine, selon l’OMS, 24 millions d’adultes vivent avec le diabète. Ce nombre
devrait augmenter de 129 %, pour passer à 55 millions de personnes d’ici à 2045. Pourtant la plupart ne connaissent pas leur état. Quel est la cause de la recrudescence de ce mal parmi la population africaine ?

Le manque de moyen

« L’un des plus grands défis de la prise en charge du diabète est le manque de diagnostic. Sans dépistage, le diabète devient un tueur silencieux » a déclaré le Dr Matshidio Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

Plusieurs africains n’ont pas accès aux structures de soin. Dans la région, seule une personne sur deux vivant avec un diabète de type 1, la forme la plus courante de diabète pédiatrique a accès à un traitement par insuline. Plusieurs adultes, soit exactement 24 millions, vivent avec le diabète en Afrique. Dans la région africaine, les décès prématurés dus au diabète (définis comme des décès survenant avant l’âge de 70 ans) s’élèvent à 58%. Selon l’OMS, cela est supérieur à la moyenne mondiale de 48%.

Dans le même temps, le taux de mortalité normalisé selon l’âge pour le diabète est de 48 pour 100.000 habitants. C’est plus du double du taux mondial de 23 pour 100.000. Selon l’OMS ce chiffre devrait augmenter de 129% pour atteindre 55 millions d’ici 2045.

« Bien que les pays soient confrontés à plusieurs obstacles pour lutter contre le diabète, la
prévalence croissante de la maladie est un signal d’alarme pour renforcer les soins de santé, améliorer le diagnostic, l’accès aux médicaments antidiabétiques qui sauvent des vies et faire du diabète une priorité en tant que défi sanitaire majeur », a déclaré la Dre Moeti.

Les mesures pour améliorer les conditions de vie de ces personnes

De nombreux pays se sont mis d’accord pour la première fois en mai 2022 sur des objectifs mondiaux clés pour améliorer le diagnostic du diabète, l’accès à un traitement et à des soins équitables, complets, abordables et de qualité.

Ce Pacte mondial pour le diabète de l’OMS vise à ce que 80% des personnes vivant avec le diabète soient diagnostiquées. Pour les personnes vivant avec le diabète, l’accès à un traitement abordable, notamment l’insuline, est essentiel à leur survie. Un accès limité à l’insuline met leur vie en danger.

Souvent silencieux le diabète touche plusieurs personnes dans le monde. Mal traité ou
diagnostiqué en retard, il peut avoir de graves conséquences sur la vie de la personne
atteinte. En Afrique, la maladie est bien présente mais peu sont au courant de comment elle se manifeste et faute de moyens, elle cause des dégâts considérables.

Le pacte mondial pour le diabète permet alors de faciliter l’accès au traitement à toutes ces personnes atteintes mais n’ayant pas assez de moyen pour se soigner et aussi à tout ceux qui le veulent d’aller faire le dépistage.

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