|
Getting your Trinity Audio player ready...
|
- Le RHDP a tenu son congrès le 15 juin 2025 au stade d’Ébimpé pour désigner son candidat à l'élection présidentielle.
- Le nom d'Alassane Ouattara a été chaleureusement accueilli par les militants comme candidat potentiel pour un quatrième mandat.
- La décision finale appartient à Ouattara, qui pourrait s'exprimer lors de la deuxième journée du congrès.
- La candidature d'Ouattara ne fait pas consensus, certains dénonçant une volonté anticonstitutionnelle pour un quatrième mandat.
- Ce congrès est une démonstration de la force du RHDP et de l'engagement envers Ouattara avant les élections de 2025.
Ce samedi 15 juin 2025, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a tenu son congrès au stade d’Ébimpé, au nord d’Abidjan, devant plusieurs dizaines de milliers de militants et cadres venus de tout le pays. L’objectif affiché, affirmer l’unité du parti et désigner son candidat pour l’élection présidentielle d’octobre 2025. Sans surprise, le nom qui est ressorti avec ferveur et acclamations, c’est celui du président Alassane Ouattara, dit “ADO”.
Une annonce attendue, une réponse en suspens
Si le RHDP semble avoir scellé son choix, la décision finale revient à Alassane Ouattara lui-même, qui va s’exprimer dans les prochains jours. C’est dans le stade emblématique d’Ebimpé qu’avait eu lieu la finale de la CAN 2023, et le parti veut en faire un symbole de puissance et de rassemblement.
Le président, âgé de 83 ans, n’a pas encore annoncé officiellement s’il compte briguer un quatrième mandat. Cette hésitation volontaire laisse planer un suspense qui, selon certains observateurs, sert aussi à mesurer la mobilisation populaire et la pression interne du parti.
Un 4ᵉ mandat qui divise
La perspective d’une nouvelle candidature d’ADO ne fait pas l’unanimité en dehors du RHDP. L’opposition politique ivoirienne dénonce déjà une volonté anticonstitutionnelle, rappelant que le quatrième mandat serait “illégal”. Cependant, comme en 2020, le camp présidentiel pourrait s’appuyer sur la réforme constitutionnelle de 2016, qui, selon le Conseil constitutionnel, remettait les compteurs à zéro, autorisant Ouattara à se présenter de nouveau. En 2020, malgré les tensions et les appels au boycott, le Conseil constitutionnel avait validé le troisième mandat, et Alassane Ouattara avait été réélu avec plus de 94 % des voix, dans un scrutin controversé.
Une démonstration de force en guise de message
Pour le RHDP, ce congrès est aussi un message à l’opinion nationale et internationale. En réunissant ses militants dans un lieu aussi symbolique qu’Ébimpé, le parti au pouvoir cherche à montrer que l’adhésion populaire autour d’ADO reste intacte.

“Il n’y a qu’un seul candidat possible, c’est le président Ouattara”, scandaient des dizaines de militants.
Les partisans espèrent désormais une déclaration officielle de leur leader ce dimanche, qui pourrait lever le voile sur sa décision, et potentiellement lancer la campagne de la présidentielle 2025.
