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En Côte d’Ivoire, une décision municipale fait couler beaucoup d’encre. En effet, le maire de Tiassalé, Assalé Tiémoko, a récemment signé un arrêté interdisant formellement la vente et la consommation de la chicha ainsi que d’une boisson populaire : la Vody. Entre enjeux de santé publique, pression des réseaux sociaux et encadrement de la jeunesse, cette décision marque un tournant dans la régulation des produits jugés nocifs.

Une décision municipale ferme et assumée contre vody et la chicha

Le mardi 15 juillet 2025, le conseil municipal de Tiassalé a donné son feu vert au maire Assalé Tiémoko. Afin d’interdire l’usage de la chicha et la vente de la boisson Vody dans toute la commune. En outre, cet arrêté repose sur des inquiétudes grandissantes. Concernant la santé des jeunes. Notamment les mineurs, qui constituent une cible de plus en plus exposée à ces produits.

crédit photo: Pinterest

Selon l’arrêté, l’interdiction concerne : La chicha, souvent perçue à tort comme moins dangereuse que la cigarette. La boisson Vody, un mélange fortement alcoolisé contenant de la caféine, de la taurine, du sucre. Et un taux de vodka estimé entre 18 et 22 %.

La boisson Vody, une tendance inquiétante

Très présente sur les réseaux sociaux et dans le monde du showbiz ivoirien, est devenue un symbole festif. Pourtant, sa composition suscite de vives inquiétudes.

crédit photo: Microsoft Edge

En 2023 déjà, le gouvernement ivoirien avait interdit l’importation des boissons énergisantes alcoolisées. Et en 2024, un arrêté ministériel est venu renforcer cette mesure. Elargissant l’interdiction à la fabrication et à la commercialisation locales. Face à cela, les distributeurs de Vody avaient déclaré avoir modifié la recette pour se conformer à la loi, sans que cela ne suffise à dissiper les doutes sur la nocivité du produit.

Un encadrement renforcé pour protéger les mineurs

L’arrêté municipal va plus loin en interdisant l’accès des mineurs de moins de 18 ans aux maquis et boîtes de nuit. Ainsi, il prévoit également la fermeture immédiate de tout établissement qui ne respecte pas ces mesures. La police municipale est chargée de veiller à leur stricte application.

En outre, une phase de sensibilisation de dix jours a été lancée pour informer les populations et les tenanciers d’établissements avant les premières sanctions.

Une posture politique forte à un an de la présidentielle

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À 49 ans, Assalé Tiémoko, ancien journaliste d’investigation devenu homme politique influent, est également candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2025. Cependant, cette décision d’interdiction s’inscrit dans une stratégie politique de positionnement comme défenseur des valeurs morales et de la santé publique. Un message fort envoyé à l’opinion, à un moment clé de sa carrière politique.

Une tendance à suivre dans d’autres communes

Ce type de décision pourrait faire école. Et d’autres municipalités, confrontées aux mêmes problématiques sanitaires et sociales, pourraient s’en inspirer. De plus, la question de l’application réelle des mesures reste toutefois cruciale. Dans un pays où les lois sont parfois contournées à l’échelle locale.

La responsabilité collective

En interdisant la chicha et la boisson Vody, la mairie de Tiassalé soulève un débat national sur la consommation de substances dangereuses chez les jeunes. Mais plus qu’une simple mesure locale, cette décision interpelle sur la responsabilité des autorités face aux nouvelles tendances festives qui mettent en péril la santé publique.