|
Getting your Trinity Audio player ready...
|
- La prime de stabilisation mensuelle des médecins publics vise à restaurer la confiance dans le secteur de la santé burundais.
- Cette mesure, allant jusqu'à 2 millions BIF, entend freiner l'exode des médecins et améliorer la couverture sanitaire.
- Malgré son accueil positif, des professionnels soulignent des obstacles persistants comme l'isolement et le manque d'équipement.
Le gouvernement a établi par décret en février 2025 et signé en janvier, une prime de stabilisation mensuelle destinée aux médecins publics, entrée en vigueur le 1er juillet 2025.
Cette prime va jusqu’à 2millions de francs burundais soit quatre fois le salaire antérieur d’un généraliste ; ainsi les spécialistes qui sont loin de Bujumbura touchent désormais une prime de déplacement allant jusqu’à 1 million BIF.

Objectif de cette mesure
L’Etat burundais affirme vouloir restaurer la confiance dans le secteur public de la santé, qui connaît une carence (moins de 1 médecin pour 10 000 habitants). Cette nouvelle politique vise à stabiliser le corps médical, à freiner l’exode des médecins tout en améliorant la couverture sanitaire dans les provinces éloignées.
Les réactions
- Une partie du public et du corps médical ont accueillie favorablement cette mesure mais elle est jugée insuffisante par certains praticiens.
- Des médecins soulignent l’absence d’équipement, l’isolement professionnel, et le manque de perspectives qui restent des obstacles majeurs.
- Par ailleurs, les médecins titulaires et en formation bénéficient de cette hausse.
- Des inégalités entre titulaires et contractuels.
Contexte et dialogues
- Avant cette réforme, certains médecins réclamaient une multiplication par 4 du salaire passant d’environ 500 000 BIF (170 USD) à plus de 2 millions BIF au minimum.
- Une grève du syndicat (SYMEGEBU) en 2024 marquée par l’arrestation de plusieurs praticiens, et une hémorragie du personnel médical vers les pays voisins mieux dotés, voire l’Europe.
- Le secteur de la santé souffre d’un manque chronique de personnel : plus de 130 médecins ont quitté le public durant la pandémie de Covid-19, aggravant la pénurie.
Si la mesure marque une avancée attendue de longue date, elle ne suffira à elle seule que si elle s’accompagne d’investissements durables dans les infrastructures, la formation et l’équité au sein du personnel médical.
