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Le 21 août 2025, l’ancien président sud-africain a lancé un appel fort à tous les Etats africains à adopter une monnaie unique continentale afin de réduire la dépendance économique vis-à-vis du dollar américain.

En effet, lors de sa visite à l’Université des Etudes Professionnelles d’Accra (UPSA) au Ghana, Zuma a insisté sur le fait que près de 80% des échanges commerciaux intra-africains s’effectuaient encore en devises étrangères, une situation qui fragilise la souveraineté économique des nations africaines.

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Une vision avec des projets panafricains

L’appel de Jacob Zuma s’inscrit dans la dynamique de l’Union africaine, qui a déjà mis en place des initiatives majeures comme la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et le système panafricain de paiements et de règlement (PAPSS), destinés à faciliter les transactions commerciales en monnaies locales.

Dans le futur

A plus long terme, l’Union africaine projette la création d’une Union monétaire africaine, soutenue par une Banque centrale africaine et une monnaie unique parfois évoquée sous le nom d’ « Afro » ou « Afriq ».

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Un défi politique et économique

Cette idée tout en séduisant de nombreux panafricanistes, soulève de grands défis pratiques :

  • harmonisation des politiques monétaires,
  • convergence économique entre pays aux réalités très différentes,
  • gestion des souverainetés nationales et des résistances politiques.

Position des différentes régions sur ce projet

  • Ouest-Centre : deux unions monétaires existent déjà (UEMOA, CEMAC). La CEDEAO vise l’eco en 2027 mais doit gérer la convergence et un contexte politique agité.
  • Est : l’EAC poursuit l’union monétaire mais repousse l’échéance (2031).
  • Sud-blocs chevauchants (SADC, COMESA) : priorité aux infrastructures de paiement plutôt qu’à une monnaie unique.
  • Maghreb : gel institutionnel, pas de trajectoire monétaire crédible à court terme.
  • Continental : la ZLECAf+ PAPSS offrent une voie progressive compatible avec l’appel de Zuma, sans attendre une monnaie unique immédiate.

Malgré ces obstacles, Zuma estime que l’unité économique est un pas incontournable vers une Afrique forte et indépendante. Il a aussi martelé, « One Africa, one currency, one destiny », rappelant que l’Afrique ne pourra bâtir une véritable indépendance que lorsqu’elle disposera de son propre système monétaire.