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@Futuribles

Depuis quelques temps en Afrique de l’Ouest, l’on remarque de pus en plus de jeunes étudiants s’adonner à différents stages selon leurs domaines d’études afin de gagner en expérience professionnel. Malheureusement, ayant remarqué cela, beaucoup d’employeurs profitent de cette situation pour exploiter les capacités de ces jeunes sans rémunération clairs, et pour les plus chanceux, au moins avec des primes de travail.

L’enjeu pour les étudiants et jeunes diplômés

Le stage est une étape quasi obligatoire dans la formation professionnelle des étudiants. Mais force est de constater que dans plusieurs pays en Afrique de l’Ouest, il n’existe pas de loi claire encadrant les conditions de travail et de rémunération des stagiaires et que ceux sont les employeurs souvent qui fixent souvent leurs propres règles.

Le cas sur les stages dans quelques pays en Afrique de l’Ouest

Sénégal : la loi ne rend pas obligatoire la rémunération, mais certaines conventions collectives prévoient une indemnisation minimale.

Côte d’Ivoire : un arrêté fixe la durée maximale d’un stage à 12 mois, et impose une gratification pour les stages longs.

Bénin : les stages académiques sont encadrés par une convention tripartite, mais la rémunération reste à la discrétion de l’entreprise.

En clair, il n’existe pas encore d’harmonisation régionale. Les droits des stagiaires varient selon le pays… et souvent selon la bonne volonté de l’entreprise.

Le rôle des universités et des structures d’insertions

Au-delà de trouver des stages aux étudiants, les universités et les structures d’insertions peuvent aussi protéger leurs étudiants. Ils peuvent exiger ou négocier des salaires pour les étudiants afin de leurs permettre aussi de pouvoir subvenir aux petits besoins. De plus, les programmes étatiques existent, comme les « stages professionnels financés par l’Etat » en Côte d’Ivoire ou au Bénin qui garantissent une petite indemnité aux bénéficiaires.

Comment échapper aux stages non rémunérés ?

Échapper aux stages non rémunérés demande d’abord de bien s’informer, car beaucoup de jeunes acceptent sans poser de questions, alors qu’une convention claire peut déjà protéger et poser les bases d’une éventuelle indemnisation. Il faut aussi oser négocier : même si toutes les entreprises ne rémunèrent pas, certaines peuvent faire un geste lorsqu’elles voient que le stagiaire apporte une vraie valeur, surtout si celui-ci propose un projet concret ou limite la durée du stage. Enfin, il ne faut pas négliger les alternatives : programmes publics ou financés par des ONG, bénévolat, projets personnels ou associatifs… toutes ces expériences enrichissent un CV et prouvent que l’on sait mettre ses compétences en pratique, parfois bien plus qu’un stage gratuit dans une entreprise.