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Au Venezuela, les festivités de Noël commenceront dès le 1er octobre 2025. À la suite d’une décision du président Nicolás Maduro. Et ce n’est pas une première. le chef de l’État a déjà avancé les célébrations en octobre ou novembre lors des années 2019, 2020, 2023 et 2024.
Un Noël pour « garantir le droit au bonheur »
Cette année, Nicolás Maduro justifie son choix par la volonté de défendre le « droit au bonheur » de ses concitoyens. L’année dernière, cette anticipation avait été présentée comme un remerciement aux Vénézuéliens après son élection, pourtant contestée.

En avançant Noël, le gouvernement cherche à offrir aux habitants une parenthèse festive. Dans un contexte de crise économique et sociale persistante.
Une stratégie économique assumée
Derrière cette décision se cache aussi une stratégie économique. En lançant les célébrations trois mois plus tôt que la date traditionnelle du 25 décembre, le gouvernement espère stimuler la consommation et soutenir le commerce intérieur. Pour un pays en difficulté, cette dynamique permettrait d’augmenter les ventes dans les secteurs du textile, de l’alimentation et des décorations.
Toutefois, certains observateurs dénoncent une manœuvre politique. Visant à détourner l’attention des difficultés économiques structurelles et à maintenir un climat festif artificiel.
Une dimension religieuse reléguée au second plan
Traditionnellement, Noël commémore la naissance de Jésus-Christ le 25 décembre. En avançant la date des festivités, le pouvoir vénézuélien prend le risque de déconnecter la célébration de son sens religieux. Pour en faire un événement essentiellement politique et commercial.

Pour une partie de la population, cette décision contribue à banaliser et à politiser une fête universellement reconnue pour sa portée spirituelle.
Entre politique et tradition
L’anticipation de Noël au Venezuela illustre bien le mélange de stratégie politique, considération économique et enjeu symbolique. Pour certains, elle apporte un peu de joie et d’espérance dans un pays en crise. Pour d’autres, elle révèle surtout la volonté du régime Maduro de contrôler le calendrier national, même celui des fêtes religieuses.
