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Principaux points à retenir
  • Le tambour Djidji Ayôkwê, trésor culturel des Ebrié, regagne sa terre natale après plus d'un siècle de confiscation.
  • La France et la Côte d’Ivoire signent un accord pour le transfert temporaire du tambour, en attendant la législation définitive.
  • La restitution symbolise une réparation et redonne aux peuples africains leur patrimoine, leur voix et leur histoire.

Confisqué par l’armée coloniale française il y a plus d’un siècle, le tambour parleur Djidji Ayôkwê, trésor culturel du peuple Ebrié (Atchan), s’apprête à regagner sa terre natale.

En 1916, le tambour a été saisi, intégré aux collections nationales puis conservé au musée du Quai Branly- Jacques Chirac à Paris. Ce tambour, sculpté dans un tronc de bois long de trois mètres et pesant plus de 400 kilos, n’est pas un simple objet de musique mais était un moyen de communication inter-villageoise, une voix collective qui battait au rythme des événements majeurs de la communauté.

Le processus

En effet le 18 novembre 2024, une première étape est franchie : la France et la Côte d’Ivoire signent une convention de dépôt permettant le transfert temporaire du tambour au Musée des Civilisations d’Abidjan, en attente du cadre législatif définitif. C’est une décision amorcée par le discours d’Emmanuel Macron à Ouagadougou en 2017, qui était son engagement à la restitution des œuvres africaines conservées en France.

Ainsi le 7 juillet 2025, le Parlement français a voté une loi à l’unanimité spéciale permettant la restitution définitive du tambour. Il reconnait que l’Afrique a droit de récupérer ses objets patrimoniaux.

crédit photo: microsoft edge

Une mémoire restaurée

Le Djidji Ayôkwê est une incarnation de la mémoire vivante des peuples africains dépossédés. Cette restitution est un acte de réparation symbolique, et aussi un pas vers un nouvel équilibre dans les relations culturelles entre l’Afrique et l’Europe.

En dehors de la Côte d’Ivoire, la France a déjà restitué 26 œuvres au Bénin en 2021. Cette démarche n’est pas seulement de restituer des objets, mais aussi de redonner du souffle à des histoires étouffées, de permettre aux peuples de se réapproprier leur patrimoine, leur voix et leur histoire.

Avec ce retour, la Côte d’Ivoire récupère bien plus qu’un artefact ; elle retrouve une part de son identité vibrante et marque une étape essentielle dans la décolonisation et la restauration d’un dialogue entre cultures.

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