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Principaux points à retenir
  • Inauguration du Grand Barrage de la Renaissance en septembre 2025, projet hydroélectrique sur le Nil Bleu.
  • Attentes : sécurisation de l'approvisionnement électrique et exportation vers les pays voisins.
  • Inquiétudes égyptiennes et soudanaises sur l'impact sur l'approvisionnement en eau et l'agriculture.
  • Tensions diplomatiques avec des appels à un accord contraignant sur l'eau transfrontalière.

En septembre 2025, l’Ethiopie a inauguré officiellement le Grand Barrage de la Renaissance (GERD), un immense projet hydroélectrique sur le Nil Bleu.

Il s’agit en effet d’un barrage-poids en béton situé dans la région de Benishangul-Gumuz, près de la frontière soudanaise qui est lancé en 2011 avec pour objectif de produire près de 16000 GWh/ an, transformant l’Ethiopie en puissance énergétique régionale.

Les résultats attendus du GERD pour le pays

  • Sécurisation de l’approvisionnement électrique pour des millions de foyers
  • Exportation d’électricité vers les pays voisins (Soudan, Kenya, Djibouti, etc.)
  • Réduction de la pauvreté énergétique et soutien au développement industriel

Les inquiétudes de l’Egypte et du Soudan

  • Egypte : dépend à 95% du Nil pour son eau. Elle craint que le remplissage rapide du réservoir réduise ses allocations en cas de sécheresse.
  • Soudan : redoute un impact sur ses propres barrages et sur l’agriculture saisonnière dépendante des crues.

Les enjeux diplomatiques

  • Egypte et Soudan avancent que l’absence d’accord contraignant viole les principes du droit international relatif à l’eau transfrontalière.
  • Tensions accrues, risques d’escalade diplomatique.
  • L’Egypte et le Soudan réclament des garanties, tandis que l’Ethiopie défend son droit souverain au développement.

Les attentes dans l’avenir

  • Coopération régionale : mise en place d’un mécanisme de gestion partagée, permettant une répartition plus équitable des flux.
  • Gestion unilatérale : maintien des tensions, avec risques de crises hydriques et diplomatiques.
  • Adaptation : recours accru en Egypte et au Soudan à des solutions alternatives (dessalement, irrigation efficiente, réutilisation des eaux usées).

Caractéristiques techniques du GERD

  • Type de barrage : barrage-poids en béton compacté.
  • Hauteur : environ 145 mètres.
  • Longueur : environ 1.8 km (1800 mètres).
  • Capacité de stockage : 74 milliards de mètres cubes d’eau quand le réservoir est plein.
  • Surface du réservoir : autour de 1800 km² quand le niveau est au maximum.
  • Production électrique attendue : 5150 mégawatts à pleine capacité.
  • Production annuelle estimée : 15760 GWh.
credit photo: microsoft edge

Avec ces caractéristiques, le GERD devient « le plus grand barrage d’Afrique« , illustrant à la fois le potentiel transformateur des infrastructures énergétiques en Afrique et les défis que pose la gestion partagée des ressources naturelles.