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- Le Burkina Faso réduit le nombre de jours fériés de 15 à 11 pour diminuer les coûts de 67 milliards de francs CFA par an.
- La réforme générera une économie de 17 milliards de francs CFA en temps de travail en supprimant quatre jours chômés.
- Les jours supprimés incluent des dates symboliques, suscitant un débat sur l'impact économique et historique de cette décision.
Le Burkina Faso a annoncé une réforme majeure de son calendrier national. Le nombre de jours fériés passe de 15 à 11. Cette décision, adoptée en Conseil des ministres le 11 septembre, vise à réduire les coûts liés aux journées chômées et payées. Estimés à plus de 67 milliards de francs CFA par an.
Une économie de 17 milliards attendue de ses jours
Selon les estimations gouvernementales, chaque jour férié coûte environ 4,22 milliards de francs CFA à l’État. En supprimant quatre jours chômés, le gouvernement entend récupérer près de 17 milliards de francs CFA en temps de travail. Un montant jugé stratégique pour l’économie nationale.
Les dates concernées par la réforme
Parmi les jours supprimés figurent des dates à forte charge symbolique :
–3 janvier : anniversaire du soulèvement populaire de 1966.
-5 août : proclamation de l’indépendance.
–31 octobre : Journée nationale des martyrs, désormais reclassée en journée de commémoration et de recueillement, mais travaillée.
De plus, lorsque les fêtes légales tomberont un dimanche, le lundi suivant ne sera plus automatiquement chômé.

Un nouvel aménagement du temps de travail
Le gouvernement précise que les horaires de travail pour les journées de commémoration seront fixés par un communiqué conjoint des ministres en charge de la Fonction publique et du Travail. L’objectif affiché est de préserver la mémoire historique tout en renforçant la productivité.
Entre économie et symbolique
Si la mesure répond à un impératif économique, elle suscite déjà des débats au sein de la société burkinabè. Certains estiment qu’elle affaiblit le poids symbolique de dates clés de l’histoire nationale. D’autres, en revanche, considèrent qu’elle s’inscrit dans une logique pragmatique, nécessaire pour redynamiser l’économie.
