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Principaux points à retenir
  • Retour de Le Désespéré au Musée d’Orsay le 14 octobre 2025, après dix-sept ans d’absence des salles françaises.
  • Prêt exceptionnel d’au moins cinq ans accordé par Qatar Museums.
  • Autoportrait de Courbet (vers 1844‑1845), petite taille, intensité dramatique et expression psychologique très forte.
  • Œuvre jamais entrée dans les collections publiques françaises auparavant, provenant d’une collection privée.
  • Renforce la collection Courbet d’Orsay et permet une relecture des débuts et thèmes du peintre (peur, solitude, tension).

Le Musée d’Orsay dévoile ce 14 octobre 2025 le retour tant attendu de Le Désespéré, un autoportrait emblématique de Gustave Courbet, absent des salles françaises depuis dix-sept ans. Cette exposition marque le prêt exceptionnel de l’œuvre à Orsay pour une durée minimale de cinq ans, accordé par Qatar Museums.

Un tableau d’intensité et de jeunesse Le Désespéré (vers 1844-1845), petit format (45 × 54 cm), dépeint un Courbet alors âgé d’environ 25 ans, dans un état de tension extrême : visage crispé, mains agrippant ses cheveux, regard halluciné plongeant le spectateur dans une émotion brute.

Cette toile se distingue dans l’ensemble des autoportraits du peintre par sa force expressive, son clair-obscur dramatique et son intensité psychologique. Le conservateur en chef de l’Orsay, Paul Perrin, la décrit comme « le plus halluciné » des autoportraits de Courbet, accentuant l’expression des émotions pures.

Historique et provenance Cette œuvre n’a jamais fait partie des collections publiques françaises. Elle appartenait jusqu’à récemment à un collectionneur privé .

En 2007-2008, Le Désespéré avait été montré en France lors d’une grande rétrospective consacrée à Courbet, à Paris, New York, puis Montpellier. C’était la dernière apparition publique dans l’Hexagone

Importance pour le Musée d’Orsay et le public

Le Désespéré renforce la collection Courbet déjà importante à Orsay : le musée détient environ une trentaine de peintures du peintre, dont des chefs-d’œuvre tels que Un Enterrement à Ornans.

Le fait que cette œuvre soit accessible à Paris pour les prochaines années permet une relecture de son travail, en particulier de ses débuts, permettant au public de contempler l’expression précoce de ses thèmes : la peur, la solitude, la tension dramatique.

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