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- Le film de Kaouther Ben Hania, mêlant fiction et documentaire, restitue avec intensité l’appel réel d’une fillette palestinienne coincée sous les tirs.
- Primé au Film Fest Gent 2025 par le Grand Prix, le long métrage est salué pour sa puissance narrative et son courage artistique.
- Œuvre humaniste transformant une voix individuelle en symbole universel, dénonçant l’échec des systèmes et humanisant le conflit.
- Positionné comme acte de mémoire et de justice symbolique, le film revendique la reconnaissance durable du nom de Hind Rajab.
Le film The Voice of Hind Rajab, réalisé par la Tunisienne Kaouther Ben Hania, est devenu l’un des événements cinématographiques les plus marquants de 2025. En remportant le Grand Prix du 52ᵉ Film Fest Gent, le long métrage confirme l’impact du cinéma arabe et africain sur la scène internationale et illustre le rôle du cinéma comme mémoire et témoin des drames humains.
Le film en bref
Tourné en 2025, le film s’appuie sur des enregistrements réels d’un appel d’urgence : Hind Rajab, une fillette palestinienne de cinq ans, restée coincée dans une voiture sous les tirs dans la bande de Gaza, appelle à l’aide tandis que les secours du Croissant-Rouge palestinien tentent de la rejoindre.
Kaouther Ben Hania mêle fiction et documentaire pour restituer cette tragédie avec intensité et respect de la réalité.
Une œuvre primée au Festival de Gand
Présenté en avant-première mondiale au Film Fest Gent 2025, The Voice of Hind Rajab a remporté le Grand Prix du Meilleur Film. Cette distinction prestigieuse récompense non seulement la puissance narrative du long métrage, mais aussi le courage de sa réalisatrice, déjà reconnue pour Les Filles d’Olfa et L’Homme qui a vendu sa peau.
Le jury a salué « une œuvre humaniste et nécessaire, où la voix d’une enfant devient celle de tous les innocents oubliés ».
Le message véhiculé La voix comme dernier recours Mise en lumière de l’échec des systèmes Humaniser un conflit
Mémoire et responsabilité : Kaouther Ben Hania affirme : « Just as people know the name Anne Frank, they should know the name Hind Rajab. » Cette déclaration positionne le film comme un acte de mémoire et de justice symbolique.
Importance culturelle et géopolitique
Dans un contexte où les récits de guerre sont nombreux mais souvent abstraits, ce film met en avant la dimension intime et humaine des conflits. Il rappelle que le cinéma arabe et africain peut transformer une voix individuelle en message universel. Pour les publics africains et arabes, il pose la question : que vaut une voix quand l’institution chancelle ?
