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Principaux points à retenir
  • La sexualité en Afrique est souvent un sujet tabou, influençant les perceptions et expérimentations des jeunes.
  • Les croyances traditionnelles rendent difficile la discussion ouverte sur la sexualité, surtout avec les jeunes.
  • Le manque d'éducation sexuelle complète pousse les jeunes à chercher des informations erronées auprès de leurs pairs.
  • Sans informations adéquates, les jeunes risquent des infections, des grossesses non désirées et parfois la mort.
  • Le tabou empêche les victimes de violence sexuelle de dénoncer leurs agresseurs, les exposant à la honte et à la culpabilité.

En Afrique, les questions liées a la sexualité sont encore tabou dans plusieurs sociétés.
Elle demeure un sujet délicat à aborder à cause de plusieurs facteurs dont la société et la
culture.

À travers les ans, ce tabou influence la manière dont la sexualité est perçue et vécue.
Aussi, il entraîne des conséquences jusqu’à toucher la santé des plus jeunes.

Les causes principales du tabou sur la sexualité en Afrique

De nombreuses tribus africains considèrent la sexualité comme un sujet intime et dont il
ne faut pas discuter, surtout, avec les plus jeunes. Cette réservée repose sur des
croyances traditionnelles et des valeurs morales qui associent la sexualité à un domaine
privé et estiment qu’en discuter pourrait encourager des comportements inappropriés.

L’absence d’une éducation sexuelle complète et inclusive dans les écoles et au sein des
communautés ne permet pas aux jeunes d’être informés sur le sujet. Notons toutefois,
que la vision des parents sur la sexualité ne permet pas aux établissements scolaires
d’inclure l’éducation sexuelle dans leur programme.

Les jeunes se tournent alors vers des sources non-fiables telles que leurs camarades et les
réseaux sociaux qui vehiculent souvent de fausses informations ou des informations
déformés. Ils apprennent chez leus pairs des termes vulgaires et des manières de faire non
appropriées.

Ces agissements renforcent les parents dans leur croyance au fait que la sexualité est un
sujet qu’il ne faut pas discuter avec les jeunes au risque de les inciter à vouloir le pratiquer.

Les conséquences de cet interdit

Sans discussion ouverte, les jeunes n’ont pas assez d’informations pour se protéger contre
les infections, les maladies sexuellemnt transmissibles et les grossesses non désirées. Ils
se retrouvent souvent livrés à eux-mêmes et se débrouillent comme ils peuvent.

C’est là que voulant cacher leur erreur, les jeunes filles meurent en essayant d’avorter.
Elles meurent par ignorance mais aussi par faute d’une personne à leurs côtés pour leur
expliquer ce qu’il faut faire ou ne pas faire.

Dans une société où le sexe est tabou, les victimes de violence sexuelle n’arrivent pas à
dénoncer leurs agresseurs. Elles se taisent et parfois comme la jeune Agathe dans “Journal
d’une bonne” de Dissirama Boutora Takpa finissent par emporter leur secret avec elles
avec toute la peine subit toute seule.

Celles qui par contre ont le courage de le dire, se retrouvent alors mis à l’écart dans la
société et moquées. Elles sont partagées alors entre la honte et la culpabilité car elles
finissent par croire que c’est de leur faute si cela leur est arrivé. Personne ne leur dit
qu’elles sont innocentes et ne l’ont pas mérités.

Donner des informations aux jeunes par rapport aux rapports sexuels, c’est leur donner les clés pour se construire en toute sécurité et dans la dignité.

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