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- La chicha est populaire parmi les adolescents, composée de tabac, nicotine et arômes variés.
- Fumer une session de chicha équivaut à fumer 20-30 cigarettes selon l'OMS.
- Risques de cancers et problèmes respiratoires accrus par la consommation de chicha.
- Utilisation collective du tuyau augmente le risque de contamination bactérienne/virale.
- Des conseils existent pour réduire les risques liés à la chicha.
Dans des bars, boites de nuits et restaurants africains, il n’est pas rare de retrouver sur les tables, des chichas. Une tendance se développe au grand dam de la jeunesse africaine.
En effet, apparu au XVIe siècle, le narguilé encore appelé la chicha. Elle est très souvent associé à la Perse et à l’Inde au XVIe siècle. Le physicien persan Abu’l-Fath Gilani, est reconnu comme l’inventeur de la chicha. Qui présente sous forme d’une pipe à eau utilisée pour fumer du tabac, souvent mélangé à de la mélasse et des arômes. Ainsi donc la fumée, filtrée par l’eau, est ensuite inhalée par un tuyau.

La chicha, de quoi est-elle faite ?
La chicha est plus populaire auprès des adolescents et des jeunes adultes, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Composé de la nicotine, de charbon et de tabac, la rendent très nocive à la santé. Le tabac à chicha comporte de 25 à 30 % de tabac, mélangé avec de la mélasse, d’arômes de fruits, de conservateurs et d’agents de texture. Son aspect est pâteux. Les différents arômes utilisés lui donnent des goûts différents. C’est d’ailleurs l’un des points qui séduisent les consommateurs, attirés par la variété des parfums disponibles
Les dangers de la chicha
Fumer la chicha est très nocif pour la santé, contrairement aux idées reçues. Pour l’OMS, une seule séance de chicha ou de narguilé a le même impact sur la santé que le fait de fumer 20 ou 30 cigarettes. L’OMS met en avant certains risques de cancer du poumon, des lèvres, de la vessie et des voies aéro-digestives supérieures. Le système respiratoire et le système cardiovasculaire ne sont pas du reste.
Le danger d’une contamination par des bactéries ou des virus est plus important en raison de l’utilisation collective du tuyau du narguilé. Comme pour la cigarette, il existe un risque réel de dépendance. Des effets secondaires liés au tabagisme passif pour les personnes exposées à la fumée. Et aussi la chicha peut provoquer une intoxication au monoxyde de carbone. Les symptômes de cette intoxication sont des nausées, des vomissements. Et aussi des maux de têtes, des douleurs abdominales, des douleurs thoraciques ou encore des difficultés à respirer. Dans ces cas précis il faut donc cesser immédiatement de fumer et aller prendre l’air. En cas persistence se rendre aux urgences serait plus sûr.

Il est possible d’arrêter de fumer la chicha ?
Pas toujours facile de se sevrer, alors pour les fumeurs qui ne souhaitent pas arrêter, il est déjà possible de réduire les risques grâce à plusieurs conseils :
- Fumer en extérieur pour éviter les risques d’intoxication au monoxyde de carbone.
- Utiliser des charbons conçus pour la chicha (et pas ceux du barbecue), préférer le charbon naturel.
- Opter pour le charbon électrique et la pierre de glycérine.
La lutte contre la fumée de la chicha est l’un défi majeur que doit relever la jeunesse africaine en termes de santé et de bien-être. Une lutte qui s’annonce ardue, quand on sait que les jeunes n’ont plus aucun respect pour l’autorité.
