|
Getting your Trinity Audio player ready...
|
Elles sont entrées sur la pelouse avec dans le cœur le poids d’un continent, et en sont ressorties avec une étoile de plus dans la légende. En triomphant une fois encore lors de la CAN Féminine, les Super Falcons du Nigeria n’ont pas seulement gagné un trophée. En effet, elles ont conquis les cœurs, dompté les doutes, fait taire les sceptiques.
Une victoire arrachée au bout de l’effort
Le Nigeria a une nouvelle fois prouvé sa suprématie sur le football féminin africain en remportant la CAN féminine 2025. Au terme d’une finale haletante face au pays hôte, le Maroc. Menées 2-0 à la mi-temps, les Super Falcons ont su renverser la tendance pour s’imposer 3-2. Et décrocher un dixième sacre continental, confirmant leur statut de légende vivante de la compétition.
Au Stade olympique de Rabat, les Marocaines ont pourtant démarré la rencontre avec intensité et confiance. Ghizlane Chebbak a rapidement ouvert le score (13e minute) d’une frappe puissante, suivie par un deuxième but signé Sanaa Mssoudy à la 24e minute. À ce moment-là, peu de spectateurs auraient parié sur une remontée nigériane.
Une seconde mi-temps d’anthologie
Mais c’est bien en seconde période que les Nigérianes ont changé de visage. Revigorées par les discours de vestiaire, elles ont adopté une stratégie plus agressive et percutante. Le tournant du match est venu à la 64e minute, lorsque Esther Okoronkwo a transformé un penalty obtenu après intervention de la VAR pour une main marocaine. Moins de dix minutes plus tard, Folashade Ijamilusi égalisait d’un contre éclair (71e).

Le coup de grâce est intervenu à la 88e minute grâce à Jennifer Echegini, entrée en jeu à l’heure de jeu. Sur un coup franc d’Esther Okoronkwo, elle a surgit dans l’axe pour inscrire le but victorieux, scellant ainsi une remontada historique.
Une victoire au goût particulier
Pour Jennifer Echegini, ce moment restera gravé dans sa mémoire. “C’est mon premier trophée. Je garderai ce moment dans mon cœur pour toujours”, a-t-elle déclaré avec émotion. Plus qu’une victoire, cette finale symbolise pour elle et ses coéquipières la capacité à ne jamais abandonner, même face à l’adversité.
Le président nigérian Bola Tinubu, dans un appel vidéo, a salué une performance “spectaculaire”, symbole de “l’état d’esprit nigérian”.
Une défaite amère pour les Lionnes de l’Atlas
Pour le Maroc, cette deuxième défaite consécutive en finale de la CAN féminine à domicile est particulièrement douloureuse. Malgré le soutien du public et l’ambition de décrocher un premier titre sous les ordres de Jorge Vilda, ex-sélectionneur de l’Espagne, les Lionnes de l’Atlas ont cédé sous la pression.
Sakina Ouzraoui, attaquante marocaine, a exprimé sa frustration : “C’est douloureux parce qu’on a touché cette coupe avec les mains, mais pas assez fort. Nous reviendrons plus fortes, c’est sûr.”
Une performance historique et symbolique
Avec cette victoire, le Nigeria inscrit une nouvelle ligne dorée à son palmarès. L’équipe féminine confirme qu’elle n’est pas seulement un géant du football africain, mais une référence en termes de mentalité, de cohésion, et de résilience.
Dans une compétition où la VAR a joué un rôle décisif, où les émotions ont été intenses et où les talents se sont révélés, les Super Falcons ont encore montré pourquoi elles dominent le continent depuis des décennies. Dix titres en treize éditions : un palmarès tout simplement phénoménal.

La Coupe d’Afrique des Nations Féminine
Elles courent, elles dribblent, elles rêvent, et surtout elles écrivent l’histoire. Longtemps reléguée à l’ombre, la Coupe d’Afrique des Nations Féminine gagne chaque année en éclat. En intensité, et en reconnaissance. Plus qu’un tournoi, c’est une révolution silencieuse, portée par des femmes qui défient les préjugés, redéfinissent les standards. Bref elles donnent une nouvelle allure au football africain.
Ainsi, dans les gradins comme sur le terrain, la ferveur monte. Et à l’horizon de l’édition 2025, une chose est sûre : le football féminin n’est plus une promesse, c’est une puissance en marche.
