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Principaux points à retenir
  • Ouagadougou secouée par une série d'enlèvements ciblant magistrats, journalistes et un avocat depuis le 10 octobre 2025.
  • Trois magistrats de la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel enlevés : Urbain Méda, Seydou Sanou, Benoît Zoungrana.
  • Le 13 octobre, deux journalistes (Ousséni Ilboudo, Michel Nana) et l’avocat Arnaud Sampebré ont été enlevés.
  • Aucune communication officielle des autorités militaires ni des organisations professionnelles à ce jour.
  • Forte inquiétude nationale et appels à la libération immédiate et sans condition des personnes enlevées.

Ouagadougou, 13 octobre 2025 – La capitale burkinabè est secouée par une série d’enlèvements ciblant des figures clés du système judiciaire et médiatique. Depuis le vendredi 10 octobre, plusieurs personnalités ont été enlevées, suscitant inquiétude et condamnation au sein de la société civile.

Enlèvements de magistrats

Entre le 10 et le 13 octobre, trois magistrats de la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Ouagadougou ont été enlevés :

M. Urbain Méda, connu pour avoir jugé l’affaire Thomas Sankara, enlevé le vendredi 10 octobre. M. Seydou Sanou, dont on est sans nouvelles depuis le samedi 11 octobre. M. Benoît Zoungrana, enlevé le dimanche 11 octobre.

Enlèvements de journalistes et d’un avocat

Le lundi 13 octobre, deux journalistes et un avocat ont été enlevés à Ouagadougou :

Ousséni Ilboudo, directeur des rédactions de L’Observateur Paalga, enlevé alors qu’il s’apprêtait à diriger la conférence de rédaction. Michel Nana, journaliste au quotidien Le Pays, enlevé en début de matinée. Me Arnaud Sampebré, avocat, également interpellé ce lundi matin.

À ce jour, aucune communication officielle n’a été émise par les autorités militaires ou les organisations professionnelles concernées. Cette situation a provoqué une onde de choc au sein de la société burkinabè, avec des appels à la libération immédiate et sans condition des personnes enlevées.