Pour améliorer l’observation de la Terre, l’Afrique a créée sa première agence spatiale. Elle permettra également le partage des données, à un moment où un environnement mondial plus difficile restreint l’accès aux informations climatiques et météorologiques.

Basé au Caire sous la supervision de l’Union Africaine, l’Agence spatiale a vu le jour le mois dernier. Présentement en phase de création et recrutement du personnel adapté, elle a pour objectif principal de renforcer la coopération entre les agences spatiales nationales africaines, de développer des stratégies communes pour l’utilisation des technologies spatiales, et de faciliter le partage des données et de l’expertise. L’agence ne vise pas à remplacer les agences existantes, mais plutôt à agir comme un catalyseur et un coordinateur.
« Les activités spatiales sur le continent ont été très fragmentées », explique Meshack Kinyua, ingénieur spatial et expert expérimenté en politique spatiale africaine, qui dirige désormais le renforcement des capacités de l’agence. « L’Agence spatiale africaine introduit un cadre de coordination et des économies d’échelle : elle place tous les membres de l’Union africaine sur un pied d’égalité en matière d’accès aux données collectées, en fonction de leurs besoins. »
Plusieurs pays africains possèdent déjà des agences spatiales nationales et des satellites, notamment le Nigeria, le Maroc, l’Afrique du Sud, le Kenya et le Rwanda. Cette vise à consolider ces efforts et à permettre une meilleure coordination des activités spatiales sur le continent.

