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La récente annonce de la mise en place d’un test de 50 questions pour les enseignants en Oklahoma, visant à vérifier leur adhésion aux « valeurs de Donald Trump », suscite un vif débat à travers les États-Unis. Ce test, intitulé « America First », est l’initiative de Ryan Walters, le surintendant de l’éducation publique de cet État républicain.

Un test pour contrôler l’enseignement

L’idée d’un tel test inquiète fortement les opposants. Selon la journaliste Canelle Sab, la mesure pourrait servir à contrôler le contenu de l’enseignement et à écarter toute pensée dissidente. Le test aborderait des sujets sensibles comme les « différences biologiques entre les hommes et les femmes », l’histoire des États-Unis, la religion et même la théorie selon laquelle l’élection présidentielle de 2020 aurait été « volée ». Les candidats qui ne réussissent pas ne recevraient pas de certificat pour enseigner dans les écoles publiques.

Le syndicat Oklahoma Education Association (OAEA) a déjà exprimé ses craintes, affirmant que Walters n’a pas l’autorité légale d’évaluer les enseignants « sur la base de leur idéologie politique ». Le test, qui est entré en vigueur cet été, vise en priorité les professeurs de Californie et de New York, des États démocrates, avant de potentiellement s’étendre à huit autres.

Les partisans mettent en avant le patriotisme

À l’inverse, les partisans de cette mesure estiment qu’elle est nécessaire pour lutter contre le « manque de patriotisme » et les « valeurs non traditionnelles » qu’ils jugent présentes dans les programmes scolaires de ces États.

Cette proposition révèle les divisions idéologiques marquées au sein de la société américaine. Le débat ne se limite plus aux questions de programmes scolaires : il touche à l’essence même de l’école. Doit-elle se limiter à transmettre des connaissances, ou doit-elle également inculquer des valeurs spécifiques ?

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