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Deux ans après leur retour dans l’UNESCO, les Etats-Unis annoncent un nouveau retrait de l’agence onusienne. Une décision portée par Donald Trump, qui dénonce un prétendu biais idéologique et un très grand rôle de la Chine.

Selon une annonce confirmée par l’administration Trump ce Lundi, les Etats-Unis se retireront officiellement de l’UNESCO d’ici la fin 2026. Il s’agit du troisième retrait américain depuis la création de l’agence des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture.
Un retrait idéologique et stratégique
La maison-Blanche accuse l’UNESCO de promouvoir des politiques dites « woke » incluant l’éducation inclusive, la diversité ou les droits des minorités. Trump pointe également un biais « pro-palestinien » persistant et critique l’influence croissante de la Chine dans les prises de décision.
Le conseiller à la sécurité nationale a déclaré que « les Etats-Unis refusent de soutenir une organisation qui ne reflète plus leurs valeurs ni leurs intérêts stratégiques ».
L’administration évoque également un rejet des programmes sur l’intelligence artificielle, la régulation des contenus numériques et l’éducation sur le genre, jugés incompatibles avec « la vision américaine de la souveraineté éducative ».
« La poursuite de la participation des Etats-Unis à l’UNESCO n’est pas dans l’intérêt national », a déclaré dans un communiqué la porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce, estimant que l’agence fait preuve de parti pris contre Israël et promeut des causes discriminantes.
Un mouvement diplomatique permanent
Il ne s’agit pas d’un retrait inédit. En 1984 sous Ronald Reagan, Washington s’était déjà retiré ; puis à nouveau en 2018 sous la précédente présidence Trump pour des raisons similaires. Les Etats-Unis étaient revenus dans l’organisation en 2003, ensuite plus récemment en 2023 sous Joe Biden, dans un contexte de rivalité technologique avec la Chine.
Mais ce nouveau retrait marque une rupture encore plus profonde, puisqu’elle survient seulement deux ans après une réintégration largement saluée par les alliés européens.
Les répercussions sur l’UNESCO
La contribution américaine représentait environ 8% du budget de l’agence depuis leur retour. Son retrait entraînera certes une baisse de ressources, mais ne devrait pas remettre en cause la viabilité financière de l’organisation selon son actuelle directrice générale, Audrey Azoulay. Elle a dit « regretter profondément » la décision du président américain de retirer une nouvelle fois les USA de l’organisation et « Si regrettable qu’elle soit, cette annonce était attendue et l’UNESCO s’y est préparée », a-t-elle-déclaré ce mardi dans un communiqué.
En revanche, sur le plan symbolique, ce retrait interroge sur l’avenir du dialogue multilatéral, alors même que des obstacles clés comme l’IA éthique, m’éducation numérique ou la préservation du patrimoine mondial nécessitent une coopération renforcée.
Un isolement culturel croissant ?
Les réactions internationales sont contrastées. L’Union européenne a exprimé sa « profonde déception », tandis que la Chine a vu dans cette décision « une opportunité de réaffirmer un multilatéralisme responsable ».
Alors que les enjeux culturels, technologiques et éducatifs exigent plus de coopération que jamais, le retrait américain laisse un vide que stratégique que d’autres puissances n’hésiteront pas à remplir.
