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Le gouvernement burkinabé a mis fin au projet de lutte contre le paludisme « Target Malaria » soutenu par la fondation Bill et Melinda Gates, sous l’impulsion du capitaine Ibrahim Traoré.

Crédit photo: Safari

Le projet Target Malaria

Il s’agit en effet d’une initiative scientifique en cours depuis 2012, qui visait à réduire la propagation du paludisme grâce aux moustiques génétiquement modifiés et qui suscitait des débats mouvementés autour des risques sanitaires, environnementaux et éthiques.

Une rupture soudaine

En effet, le 18 août 2025, les autorités burkinabè ont ordonné la fermeture immédiate des installations liées au projet et le scellement des cages contenant les moustiques OGM. Ensuite, cette décision a été officialisée et accompagnée d’un protocole strict de destruction des échantillons.

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Les raisons de ce rejet

  • Méfiance éthique et sanitaire : des organisations locales comme la Coalition pour la Veille sur les Activités Biotechnologiques (CVAB), dénoncent des risques irréversibles pour la biodiversité et la santé publique.
  •  Souveraineté nationale : le gouvernement militaire actuel, dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, a aussi adopté une posture visant à réduire les influences étrangères.
  • Contexte politique : le Burkina Faso a multiplié récemment les restrictions contre certaines ONG et programmes internationaux jugés intrusifs ou contraires aux intérêts du pays.

Réactions de la population locale

Certains habitants ont peur des impacts et ont le sentiment d’être marginalisés, mais également la peur de certains villageois à perdre les bénéfices.

Un débat grandiose

La décision burkinabè relance un débat mondial sur l’usage de la biotechnologie dans la lutte contre les épidémies. Si certains scientifiques y voient une opportunité, d’autres soulignent l’imprévisibilité des effets d’une manipulation génétique sur les écosystèmes.

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Bien que cette décision soit acceptée par des mouvements citoyens inquiets des conséquences, elle pose également la question des alternatives locales dans la lutte contre le paludisme, une maladie qui demeure l’une des principales causes de mortalité dans l’Afrique subsaharienne.