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La Mission américaine au Nigéria a annoncé, le 18 août 2025, une mesure qui bouleverse une nouvelle fois la procédure de demande de visa. Il s’agit désormais, aux demandeurs nigérians de fournir leurs identifiants de réseaux sociaux (WhatsApp, Instagram, X, Tiktok, YoouTube, etc), leurs adresses e-mail ainsi que leurs numéros de téléphone utilisés au cours des cinq dernières années.

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Une mesure renforcée, pas nouvelle

Cette exigence avait déjà été introduite en 2019 sous l’administration Trump. Mais depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025, la politique migratoire américaine connaît un durcissement sans précédent, notamment avec une surveillance accrue des activités en ligne des étrangers, y compris via des mesures exécutives pour exiger les identifiants de réseaux sociaux dans les demandes de visas, cartes vertes ou naturalisations.

En juin dernier, une directive avait déjà ciblé les visas étudiants (F, M et J), en imposant aux candidats de rendre leurs profils sociaux « publics » afin de faciliter la vérification par les autorités.

Pour la sécurité nationale

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Le Département d’Etat américain a justifié cette exigence par la nécessité de renforcer la sécurité nationale et de prévenir toute infiltration terroriste. « La sécurité nationale est notre priorité », avait déclaré un responsable, affirmant que l’analyse des activités en ligne pouvait aider à détecter des profils à risque.

Réactions et critiques sur la vie privée

L’annonce d’août 2025 a suscité de vives réactions au Nigéria. Le gouvernement nigérian a dénoncé une mesure discriminatoire et promet une réciprocité vis-à-vis des citoyens américains demandant un visa nigérian.

Des organisations de défense des droits humains, quant à elles, s’inquiètent des dérives possibles : surveillance disproportionnée, atteintes à la liberté d’expression et risque de stigmatisation des ressortissants nigérians.

Conséquences de cette directive

Cette exigence s’applique directement aux formulaires de demande en ligne (DS-160 et DS-260). Le non-respect de cette directive peut entraîner le refus de visa et, dans certains cas, l’inéligibilité à de futures demande.

Un avenir incertain pour les mobilités

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Pour de nombreux Nigérians, cette politique représente un nouvel obstacle à l’accès aux Etats-Unis, que ce soit pour les études, le travail ou le tourisme. Alors que les échanges académiques et économiques entre les deux pays sont importants, l’impact de cette surveillance renforcée pourrait se faire sentir à long terme, aussi bien sur la mobilité que sur l’image des Etats-Unis auprès des jeunes africains.