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Principaux points à retenir
  • La Chambre des représentants des États-Unis interdit WhatsApp sur les appareils officiels, citant des risques élevés pour les utilisateurs.
  • Des alternatives plus sûres comme Signal, Wickr et Microsoft Teams sont recommandées pour remplacer WhatsApp.
  • Meta conteste l'interdiction, soulignant l'importance de la sécurité de WhatsApp malgré des préoccupations sur la gestion des données.

C’est officiel, la Chambre des représentants des États-Unis a interdit l’utilisation de WhatsApp sur tous les appareils officiels de son personnel. L’annonce a été faite dans une note interne publiée le lundi 23 juin 2025. Et elle fait déjà couler beaucoup d’encre.

D’après le Bureau de la cybersécurité, WhatsApp, appartenant à Meta Platforms, représenterait un « risque élevé pour les utilisateurs ». Principalement à cause d’un manque de transparence dans la gestion des données personnelles, de l’absence de cryptage pour les données stockées, et de failles potentielles de sécurité.

Un précédent qui interroge sur les relations tech-politique

Ce n’est pas la première fois que les États-Unis tapent du poing sur la table. En 2022, TikTok avait déjà été banni des téléphones officiels pour des raisons similaires. Aujourd’hui, c’est WhatsApp qui tombe en disgrace. Le Congrès américain recommande désormais d’utiliser des alternatives jugées plus sûres, notamment :

Signal (chiffré de bout en bout), Wickr (app d’Amazon), Microsoft Teams, iMessage et FaceTime (Apple).

Meta contre-attaque

Le groupe Meta n’a pas tardé à réagir. Un porte-parole a exprimé son « désaccord dans les termes les plus forts possibles », rappelant que WhatsApp est l’une des applications les plus sécurisées au monde, notamment grâce au chiffrement de bout en bout.

Mais les critiques du Congrès ne se concentrent pas uniquement sur les messages envoyés. ils se concentrent aussi sur la gestion des données stockées par l’application et la traçabilité de certains comportements numériques.

Par ailleurs, en janvier dernier, des experts en cybersécurité avaient révélé que l’entreprise israélienne Paragon Solutions avait utilisé des logiciels espions pour cibler des utilisateurs WhatsApp, dont des journalistes et des membres de la société civile. Une faille embarrassante pour Meta, déjà accusée par le passé de laxisme en matière de sécurité.

L’interdiction de WhatsApp par le Congrès américain envoie un signal fort à la planète entière : la guerre des données continue, et même les plus grands ne sont pas à l’abri d’être écartés du jeu.

La confiance numérique, elle, se gagne à coups de preuve. Et visiblement, WhatsApp doit encore convaincre.

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